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MUSIMECA
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Harmonium Alexandre
Je connaissais assez mal cet instrument largement oublié aujourd’hui même des organistes ! Et pourtant il avait eu son heure de gloire et de nombreux compositeurs, et pas des moindres, avaient écrit spécifiquement pour lui. Le hasard faisant bien les choses, j’en trouvais presque immédiatement un à adopter ! Un Alexandre ! en bon état ! et dans la ville où nous passons nos vacances : Le Dorat ! Je me suis ensuite mis à étudier de plus près cette famille d’instruments. Cette page rassemble les éléments que j’ai pu rassembler sur mon harmonium en particulier et sur l’harmonium en général …
Historique Gros harmonium de type français avec un seul clavier et un meuble simple plaqué chêne. L’étiquette en papier insérée sous une vitre au-dessus du clavier indique
Il porte le numéro de série 22 252 DN rappelé à plusieurs endroits dans l’instrument Cet instrument comporte 6 jeux et 18 registres Il y a donc 366 anches et autant de soupapes dans cet instrument ! (6 x 61) Disposition des registres E – Expression (au centre)
Grand Jeu (genouillère – appel des jeux 1 2 3 4 et 6) (*) la pastille de porcelaine indique à tort : Forté 1, 2, et 5. Cette pastille n’est pas bombée de la même manière et a été certainement rajoutée ultérieurement pour remplacer celle d’origine perdue. Le réparateur ne s’est pas préoccupé des jeux affectés par le forté ! Le clavier de cinq octaves est transpositeur La coupure entre basse et dessus s’effectue entre le mi 3 et le fa 3 Le la 3 est accordé à 438 Hz Le meuble est simple, plaqué de chêne ciré et décoré sur la face avant de deux doubles colonnes Sous le couvercle est inséré une médaille de bronze : Exposition Universelle de 1855 Médaille d’honneur à ALEXANDRE PERE & FILS PARIS Voici quelques hypothèses non encore vérifiées sur son histoire :L’instrument possédant, la médaille d’honneur de 1855, et l’étiquette « 39 rue Meslay », devrait avoir été un des premiers construit à Ivry ( ?) entre 1855 et 1860. Si on compare le meuble aux premiers « mélodiums » construits à partir de 1844 l’aspect général est très proche : très larges pédales sous une grande arche en arc de cercle, doubles colonnes, couvercle semblable. De plus mon instrument ne comporte aucun des perfectionnements ultérieurs (double expression, percussion, prolongement, etc ). Ce fait n’est pas suffisant pour dater puisque ces équipements étaient toujours optionnels dans un catalogue plus tardif.. En effet, ce modèle est identique au n° 138 du catalogue de la maison ALEXANDRE qui se trouve au dos de la méthode de L. MOONEN (en 1878) alors que le magasin se trouvait alors au 106 rue de Richelieu : 138. 6 Jeux, 18 regist., Transpos . . CHÊNE . . . 1380 Fr. Il est probablement possible d’estimer la date de construction au moyen du numéro de série ? Ce numéro 22 252 DN s'il est chronologique indiquerait un instrument assez primitif si on le compare aux numéros de série de la collection Vernet (le plus ancien porte le n° 111 661 DN). Un harmonium Alexandre appartenant au Vleehuis Museum à Anvers et daté de 1865 porte le numéro 31 026, ce qui confirmerait une date de construction entre 1855 et 1860.. Vers 1860 un ouvrier gagnait environ 2 Fr. par jour ! Cet harmonium correspondrait donc à plus de deux ans de salaire ! En comparant le prix du pain ( 8 cts de Fr. en 1860 pour 250 gr et 70 cts d’euros en 2004) un tel instrument se vendrait donc aujourd’hui aux alentours de 12 000 € ! ! ! Cet instrument se situe dans le haut de la gamme des orgues avec un seul clavier mais sans accessoires "de salon" : pas de percussion et meuble simple en chêne. Par contre le clavier transpositeur indique bien qu’il était certainement destiné à un usage liturgique. La signature du facteur Alexandre (père ou fils ?) est apposée sur le montant droit du sommier : Alexandre Breveté.
Il a été entretenu par au moins deux facteurs ayant laissé leur nom : - Henri FIRMIN, Orgues et harmoniums, Chalet Bon Secours à Saint-Pair dans la Manche qui a laissé plusieurs inscriptions sur l’instrument : - tampon à l’encre bleue sur l’arrière du sommier et sur le réservoir principal - inscription au crayon sur la table des soupapes: Henri Firmin, accordeur, le 21 février 1893, Paris - signature Henri Firmin au crayon sur cette même table au centre - gravures : « illisible juin1914 ppi ? » et « réparé au Dorat le 25 juin 1918 H. Firmin » sur la table des mécanismes. C’est peut-être ce facteur qui a vendu puis entretenu cet instrument à l’origine. (Quoique si on retient l’hypothèse d’une construction en 1860, lors de l’intervention de 1893 l’orgue avait déjà 33 ans !). - A. DELIANCOURT, facteur d'orgues à Faymoreau-les-mines en Vendée qui a mis une plaque en alu imprimé à droite du clavier. La plaque est plus moderne et la Vendée plus proche du Dorat. C'est ce facteur qui entretenait l'orgue Cavaillé-Coll de la collégiale et il a du également entretenir cet instrument. C’est peut-être ce facteur qui a ajouté la planche de contreplaqué moderne située sous le clavier pour atténuer les jeux 1, 2, et 5 qui sont assez sonores ! Cette planche réduit également le souffle d’air qui passe entre les touches et qui pouvait être fort désagréable en hiver dans une église non chauffée ? Ce facteur a entretenu dans les années cinquante, un des instruments de la collection Vernet et devait donc être un des derniers spécialistes de l’harmonium dans la région ?
Il semble donc que cet instrument était installé à Paris en 1893. Il aurait ensuite été déplacé au Dorat avant la guerre de 1914.
Les quelques documents trouvés dans l’instrument laissent penser que cet instrument était au service de la communauté des Sœurs de Marie Joseph dont le couvent est au Dorat contre la Collégiale. Notamment une image religieuse rappelant le jubilé de la communauté en 1945 et des programmes de chants prouvant l’usage liturgique de cet instrument. Cette communauté dont la vocation est la visite des prisonniers comptait des sœurs logées en permanence à Paris à la prison des femmes « la petite Roquette » (1888-1976). Les sœurs ont déménagé en 2003. Il est probable que c’est à cette occasion que la communauté a vendu l’instrument.
Restauration
J'ai restauré cet instrument dans la maison familiale située en Haute Vienne pendant les différents congés 2004
Février 2004 : Achat de l'instrument Préparation de l’espace : dépoussiérage et revêtement de sol Déménagement
État de l'instrument à la livraison :
Meuble propre mais un peu poussiéreux. Quelques manques de placage de chêne sur les cotés, placage très abîmé dans le coin supérieur du coté droit. Bordure du couvercle manquante par endroit. Pêne de serrure cassé – clé perdue. Manque la plinthe sous les colonnes de gauche. Béquille de couvercle sans retenue. Le pupitre est absent. Blocs situés de part et d'autre du clavier sans baguette d’angle et décollé à droite. Tissu du cadre troué à gauche
La première touche du clavier entraîne la seconde. Clavier à nettoyer. Les touches centrales sont très jaunies au centre. Le premier fa dièse du fifre ne parle pas. La sourdine est peu efficace. Le trémolo bat trop vite.
Un des verrous de retenue du châssis du clavier manque. Trois des plaques de porcelaine de registres sont décollées mais conservées. Quelques grincements de pédale ou de soufflet.
La soufflerie est en parfait état. Il n’y a pas de fuite apparente et les cuirs des soufflets semblent presque neufs !
Vu l’âge de l’instrument (140 ans ?) on peut considérer que l’état général est très bon, ce qui s’explique certainement par un entretien constant durant toutes les années de service au sein de la communauté.
Premiers travaux :
Nettoyage général de l’instrument : extérieur, sommiers, clavier Mise en place de la retenue du couvercle.
Démontage de l'instrument. C'est très facile. Les fifférentes parties sont montées sur charnières et peuvent basculer. Ces différents éléments sont retenus par des verrous.
Remise en place du levier de la première touche du clavier qui entraînait la seconde L’anche de fa# du fifre est décoincée en glissant une feuille de papier dessous Diminution de l’arrivée d’air à la soupape de sourdine du cor anglais (trop d’ailleurs : à corriger)
A l’occasion de l’ouverture de l’instrument, j’ai relevé le plan du sommier avec la disposition des anches. Voici ce schéma vu de dessus :
Coté clavier
On voit bien sur ce schéma que les volets de forté n’agissent qu’à l’arrière de l’instrument en basse et en dessus sur les jeux 3, 4 et 6. Recollage des trois plaques de porcelaine. Prise de dimensions pour réaliser les pièces manquantes Couverture de l’instrument par un drap le couvrant complètement.
Avril 2004 : Fixation d'un pupitre que j'ai reconstitué..
Démontage du panneau arrière. Nettoyage des pédales et des soufflets. Passage au Xylophène des éléments en bois (nombreux trous de vers)
Réglage de la sourdine (plus fort). Rétablissement d’un poids sur le trémolo pour le ralentir.
Essais non concluants de nettoyage du clavier (le jaunissement est tenace !). Recollage à la colle d’os du bloc à droite du clavier et des deux baguettes d’angle. Découpage plus propre des parties de placage arrachées et recollage (j'ai décidé de ne pas remplacer le placage abîmé) . Fabrication de la plinthe manquante (bois ancien d’un couvercle de machine à coudre) et collage. Teintures diverses. Nettoyage des parties en laiton ou bronze : poignées, barres de pédales, barre d’appui, médaille.
Nettoyage de l’ensemble du meuble à la popote. Passage au pinceau de cire teintée chêne moyen. Lustrage.
Vérification de l’accord. Accordé à 438 Hz. Une note (le Sib2 du 2éme bourdon) est trop basse d’un quart de ton. Après intervention elle descend encore et donne maintenant un si naturel ! Je pense qu’elle est fêlée et je décide donc de l’immobiliser au moyen d’une petite feuille de papier. Il faudra songer à la remplacer : problème – le fournisseur !
Au niveau de la décoration du fond du garage j’ajoute deux tentures en velours rouge et un grand sous-verre avec un poster d’orgue. J’installe également un spot d’éclairage. (ça fait très décoration Napoléon III !
Inauguration en famille le samedi 17 avril au soir. Présentation - concert - et . . . apéritif ! Description des registres 1 - Cor Anglais – Flûte de 8’. Jeu de sonorité douce et ronde toujours diapasonné en 8’. C’est un jeu de base car il est présent dans tous les harmoniums, même les plus modestes. Le Cor Anglais est le jeu le plus doux à gauche ; si l’harmonium ne possède pas de Sourdine, c’est lui qu’il faut employer pour les accompagnements. La tessiture du Cor Anglais ne correspond pas à celle de l’instrument de l’orchestre ; par contre, celle de la Flûte correspond bien, à quelques notes près, à celle de son modèle. Seule, elle doit être employée pour les chants doux et tendres ; avec le Fifre pour les passages légers et brillants.
2 - Bourdon – Clarinette de 16’. Jeu de 16’. Il donne de la profondeur aux ensembles comme le Grand-Jeu. "La Clarinette est connue pour être l’un des demi-jeux les plus chantants et les plus purs. " (Alphonse Mustel).
Seule, elle est idéale
pour les chants graves et mélancoliques. La réputation du Bourdon est celle d’un jeu lourd car son émission se fait un peu tardivement.
3 - Clairon - Fifre de 4’. Le Clairon utilisé avec le Basson imite la Trompette ; avec le Basson et le Forté, on obtient un timbre éclatant et cuivré. Le Fifre ne s’emploie jamais seul mais donne du mordant dans tous les mélanges. Avec la Flûte, il excelle dans les passages légers et brillants. Dans certains instruments du début, on le trouve sous l’appellation Flageolet.
4 - Basson - Hautbois de 8’. Le timbre du Basson est chaud et pénétrant, mais sans dureté. Il convient dans les accompagnements doux. Sa tessiture correspond à peu près à celle de l’instrument dont il emprunte le nom. Le Hautbois, d’un timbre champêtre, possède toutes les qualités de l’instrument de l’orchestre et est, de ce fait, souvent utilisé seul.
Voix humaine - Voix Céleste de 8’.
La voix céleste est un
demi-jeu de droite très agréable à l’oreille lorsqu’il est réussi. Ce sont
en fait deux séries d’anches qui ne sont pas accordées ensemble avec une
parfaite justesse. Il est accompagné par un demi-jeu de gauche, la voix humaine, ondulant avec le cor anglais. Lorsqu’il n’y a pas de voix humaine à gauche, la voix céleste à droite est souvent en 16’ et ondule avec la Clarinette.
6 – 2ème Bourdon - Musette de 16’. Ce 2ème bourdon forme la basse à gauche de la musette. Il donne un son plus profond et mordant que le 1er bourdon qu’il renforce à la manière d’une contrebasse. La musette est un demi-jeu de droite de 16’ d’un timbre nasillard et champêtre comme le Hautbois. "Demi-jeu des dessus, rappelant la cornemuse, mais en plus tendre, en moins âpre. La musette est l’un des jeux les plus expressifs de l’instrument. On s’en sert peu en accords, mais, comme jeu chantant, on a coutume de lui confier l’interprétation de toute phrase ayant un caractère pastoral." (Alphonse Mustel).
Forté. Mécanisme qui consiste à augmenter la force de certains jeux. Ils agissent sur les jeux à l’arrière du sommier, c’est-à-dire les 3, 4 et 6. Il y a deux registres de Forté : un à droite et un à gauche. Lorsqu’on tire un registre, un volet s’ouvre, laissant passer plus d’harmoniques aiguës d’où une impression de plus grande puissance.
Sourdine. C’est le Cor Anglais qui parle mais la soupape d’admission de l’air est beaucoup plus réduite. L’ouverture de cette soupape peut d’ailleurs être réglée à l’intérieur du sommier. La réduction du volume sonore est très importante mais il n’y a plus assez de vent pour les basses : la première octave est quasiment inutilisable!
Ce registre se trouve
toujours à gauche car un des inconvénients de l’harmonium est que les basses
couvrent toujours les dessus. Si l’on veut faire ressortir une mélodie à la
Flûte, il faut un accompagnement faible ; la Sourdine convient parfaitement.
Trémolo. Dès qu’il est appelé, une soupape, d’un genre particulier munie d’un petit soufflet fermé par un clapet lesté par un poids, s’ouvre et bat en faisant trembler le son. Il fait parler un jeu déjà existant, la Clarinette de 16’ à droite. On l’appelle quelquefois Tremblant. Il est en général utilisé en combinaison avec d’autres registres. Il est en général peu prisé des musiciens de l’époque qui le jugent « inutile à l’art » (Alexandre Cellier). Il est vrai que le résultat est pour le moins déroutant !
Grand-Jeu. C’est un mécanisme qui permet d’ouvrir simultanément tous les jeux de l’instrument (sauf les jeux ondulants) grâce à une genouillère centrale située au-dessous du clavier.
La norme utilisée par les musiciens de l’époque sur les partitions est la suivante (elle ne correspond pas complètement aux indications figurant sur les tirants de registre de mon harmonium : cette norme est peut-être postérieure ?) : En général le registre est indiqué dans un petit cercle : cela signifie qu’il faut ajouter le registre. Lorsque le petit cercle est barré cela signifie qu’il faut retirer ce registre.
1 – Cor anglais – Flûte 2 – Bourdon – Clarinette 3 – Clairon – Fifre 4 - Basson – Hautbois 5 – Musette (à droite) VC – Voix céleste (à droite et en 16’ s'il n'y a pas de VH) VH – Voix humaine (à gauche) 2eB – 2éme bourdon ou contrebasse (à gauche) T – Trémolo 0 – Forté G – Grand jeu E – Expression La maison Alexandre
La maison a été fondée an 1829 par Jacob
Alexandre. A cette époque, elle s'occupait de la fabrication d'accordéons. Vers
1844, Alexandre produisait des Orgues - Mélodiums, appelés de la sorte parce que
Debain (Paris) possédait les droits de l'appellation « Harmonium » qu'il avait
fait breveter. Les harmoniums d'Alexandre étaient tenus dans une haute estime,
ils avaient gagné une médaille d'honneur à l'Exposition de Paris en 1855. Jacob
était marié à Charlotte Dreyfus, organiste - joueuse d'harmonium -
professionnelle. Leur fils Edouard s'intégra à l'entreprise qui s'appela dès
lors Alexandre et fils et plus tard Alexandre père et fils.
Le catalogue :
Dans le catalogue figurant au dos de la méthode de L. MOONEN (1878) la liste comprend deux séries :
La première du n°1 au n°18 présente les petits instruments de 3 et 4 octaves dont les prix s'échelonnent de 80 à 200 Fr.
La seconde du n° 19 au n°155 présente tous les autres dont les prix se situent entre 210 et 3900 Fr. La multiplicité des modèles s'explique par les différentes versions proposées (nb de jeux, nb de registres, clavier transpositeur, percussion, placage en chêne, noyer, ou palissandre, buffet vertical avec fausse montre, etc ).
Le n° 156 correspond aux instruments sur mesure qui pouvaient atteindre 6000 Fr.
Adresses successives du magasin ALEXANDRE à PARIS :
10, boulevard Bonne-Nouvelle (1829 – 1855) C’est l’adresse du premier magasin d’Alexandre que l’on trouve sur les premiers instruments appelés « mélodiums » construits entre 1844 et 1855. A cette époque la firme se nommait « ALEXANDRE et FILS, inventeurs et facteurs ». Ensuite, sur les premières étiquettes mentionnant la rue Meslay il est rappelé que la firme était auparavant sise au 10 Boulevard Bonne-Nouvelle.
39, rue Meslay (1855 –1880 ? ) entre le quartier du temple et le quartier du sentier. Aujourd’hui le magasin a été reconvertit en foyer d’accueil. Un passage juste en face permettait de rejoindre les grands boulevards (Boulevard Saint Martin). Ce passage figure encore sur les plans de Paris sous le nom « passage des orgues » ! Aujourd’hui ce passage est propriété privée et clos des deux cotés. Plus rien ne rappelle ni le passage des orgues ni la maison Alexandre. Non loin de là, de l'autre coté de la place de la République, se trouve la rue de la Pierre Levée où étaient installés au n° 9 les premiers ateliers de fabrication.
106, rue de Richelieu (1880 –1900 ? ) Cette adresse figure au dos de la méthode d’orgue expressif de L. MOONEN éditée par Alexandre, méthode qui a eu elle-même une médaille d’or à l’exposition de 1878. Sur mon exemplaire cette adresse est barrée d’un trait de crayon rouge et une nouvelle adresse (81 rue Lafayette) est imprimée avec un tampon. A coté du métro Richelieu Drouot, ce magasin a aujourd’hui laissé place à un restaurant japonais.
81, rue Lafayette (1900-1970 ? ) à coté du square Montholon. La boutique a disparue et tout le rez-de-chaussée de cet immeuble a été transformé en agence bancaire. En fait, j’ai connu cette boutique dans les années 1970 alors que j’étais au lycée Diderot à Paris. Déjà passionné par l’orgue je visitais alors toutes les boutiques concernées. Dans mon souvenir, il s’agit d’une petite boutique ancienne avec une devanture peinte en vert et qui présentait des orgues de la marque Ahlborn. Je me souviens d’avoir assisté à une démonstration de ces premiers instruments « liturgiques » électroniques. Mais je me souviens également qu’en plein milieu du magasin un instrument à deux claviers et pédalier était démonté et en cours de restauration. C’était un harmonium. A la question que je posais sur cet instrument, un vieux monsieur m’avait répondu d’un air désabusé quelque chose du genre « n’en parlons plus ! Maintenant c’est terminé, c’est du passé ! ». Peut-être s’agissait-il d’un descendant de la firme Alexandre ?
Usine d'Ivry sur Seine : A priori il n'existe plus rien de cette usine à Ivry. J'ai néanmoins retrouvé cette gravure qui donne une idée de l'importance de cette industrie à la fin du 19ème siècle.
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